Texte du : courant novembre (il me semble)
Celui ci est un texte que j'avais écrit pour le cours de français. Le sujet était de faire un récit argumentatif.
EPHEMIADE
14 Juin 2007, comme tous les matins, M.Dauka se réveille dans son appartement du 33 rue des églantiers.
La première chose qu’il verra, au saut du lit, est la jeune fille d’uns quinzaine de printemps assise en tailleur sur le coin de sa vieille table en chêne massif. Dés qu’elle le vue, un sourire éclaira son visage encadré de sa longue flaque de cheveux noirs d’ébène.
« - Fais moi découvrir ton monde. Je ne suis pas vieille mais demain je ne serais plus là. S’il te plait. Je veux savoir, fit elle à l’homme au pyjama mal boutonné devant elle.
- Mais … qui… qu’est que …, tenta t il de dire.
- Ah, pardonnes moi, je ne e suis pas présentée. Je te connais mais tu ne me connais pas. Je me nommes Safi, je suis une éphémiade : une fée gardienne, ta fée gardienne. Et toi, tu es André Dauka, 46 ans. Je ne me trompes pas ?
- Euh … oui… c’est cela, réussit il à faire la mine éberluée. »
Elle jeta un regard circulaire à la pièce, faisant ondoyer sa robe turquoise parfaitement accordée à son teint pâle et ses yeux couleur de saphir. Elle finit par poser son regard sur la table sur laquelle elle était assise.
« - Pourquoi as-tu tué ce chêne ? Il ne t’avait rien fait. Enfin, je pense. Pourquoi n’as-tu pas vécu en harmonie avec lui ?
- Ce … ce n’est pas moi qui l’est tué. Il était déjà mort lorsque je suis né, fit il en tentant de garder son calme.
- Raison de plus. Tu aurais du le laisser retourner à la terre, avec les siens. »
M. Dauka ne savait plus quoi répondre devant la logique déconcertante de la jeune fille.
« - Bon, attends moi là, je reviens. »
Il partit s’habiller et revint voir la jeune fille.
« - Pourquoi tu t’es changé ? Tu étais bien avant, dit elle avec des yeux ronds.
- Mais, c’était un pyjama que j’avais avant. Je ne peux pas sortir avec, répondit il, riant légèrement.
- Pourtant, ton cœur n’a pas changé… Ce n’est rien, fait moi découvrir ton monde ! »
Elle se leva et le suivit jusque dans le couloir. Là, il se retourna et ferma la porte à clef.
« - Mais, qu’est ce que tu fais ?
- Et bien, je ferme ma porte, pour qu’on ne me vole pas ce que j’ai.
- Pourquoi, tu n’aimes pas partager ?
- Ce n’est pas ça mais … »
Une fois de plus, il ne savait plus quoi répondre. Les questions de Safi l’avaient fait taire.
Ils descendirent dans la rue. Là, une multitude de pensées envahirent Safi :
« - Comment pouvez vous respirer ? Il n’y a pas d’arbres. Et la terre, loin sous nos pieds, tu n’entends pas son gémissement, sa complainte ? Elle souffre d’être enfermée. Et ces gens, ils sont tous de ta famille ? Tu as une grande famille dis donc. »
Les réponses lui vinrent difficilement mais il les trouva tout de même :
« - Les arbres ? Cela fait longtemps qu’il n’y en a plus par ici : cela coûte bien trop cher … Et sans macadam, il serait impossible de rouler et puis, c’est salissant après tout, la terre. Finalement, tu me parles de famille ? Cela fait longtemps que je n’en ai plus. Et je n’en ai pas besoin, crois moi. Et puis tais toi ! Tu poses trop de questions ! Tu n’es qu’une enfant, tu comprendras plus tard … »
Safi sentait la colère montait en elle. Ce monde ne lui plaisait décidément pas.
« - Tout ceci est d’un absurdité folle. Tu ne vis que sur le superficiel : l’argent, l’apparence. A quoi cela t’avance t il que ton pull soit bleu ou rouge ?! Et lequel de nous deux est l’enfant ? Lequel à renier ses racines ? Lequel veut oublier l’endroit où tout est vert, marron ou bleu ?! Tu as peur de te salir les mains de terre alors qu’elles sont pleines du sang de cette vie, de cette nature que tu assassines ! Et finalement, tu dénigres la famille ? Mais c’est le fondement de a vie, sans elle tu n’existerais tout simplement pas. Sans ce concentré d’amour, tu ne serais rien ! Saches que peu importe la couleur de ta veste, de tes chaussures ou de tes cheveux, ton cœur aura toujours la même couleur : celui du noir, celui de la tristesse et de la solitude, celui de l’oubli. Oublies moi, je pars, ce monde me dégoûte … »
Lui lançant un dernier regard de dédain, elle tapa dans ses mains et disparue, le laissant en pleine rue, le regard perdu.
André Dauka ne devait plus jamais revoir sa fée gardienne …
Marie